Calculateur d'indemnités kilométriques

Un barème kilométrique est censé couvrir tout ce que coûte la conduite — carburant, usure, pneus, entretien, assurance et dépréciation — en un seul chiffre par kilomètre. Le calculateur convertit vos kilomètres en euros, puis confronte ce montant à ce que votre véhicule coûte réellement.

Vos données

mi
€

Le barème professionnel de l'IRS. Il est fixé chaque année, vérifiez le montant en vigueur.

mpg
€/gal
€/mi

Décote, assurance, entretien et pneus par mile.

Votre résultat

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Indemnité sur la période—
Sur un an—
Miles professionnels par an—
Carburant pour ces miles—
Ce que la conduite vous coûte réellement—
Restant après les coûts réels—
Votre coût réel par mile—
Part du carburant dans l'indemnité—
Formule
Kilomètres × le tarif au kilomètre. Que cela couvre vos coûts dépend de votre véhicule.

Le barème kilométrique français

L’administration fiscale publie chaque année un barème forfaitaire qui dépend de deux paramètres : la puissance fiscale du véhicule, exprimée en chevaux fiscaux, et la distance annuelle parcourue à titre professionnel, répartie en trois tranches. Le tarif au kilomètre décroît lorsque la distance augmente, puisque les coûts fixes se répartissent sur davantage de kilomètres. Des barèmes distincts existent pour les deux-roues, et une majoration s’applique aux véhicules électriques.

Ce barème sert dans deux situations bien différentes qu’il ne faut pas confondre : le remboursement par un employeur de déplacements professionnels, et la déduction de vos frais réels dans votre déclaration de revenus.

Le carburant est la moitié la plus petite

La plupart des gens assimilent mentalement le barème à de l’argent pour l’essence, alors que sur un véhicule sobre le carburant en représente moins de la moitié. Le reste est la dépréciation — généralement le premier poste — plus l’assurance, l’entretien, les pneus et les réparations. C’est important, car les kilomètres que vous parcourez consomment réellement votre véhicule, à un rythme que vous ne voyez jamais sous forme de transaction.

Le trajet domicile-travail est déductible en France

C’est une différence majeure avec la plupart des autres pays, où le trajet domicile-travail est considéré comme personnel et n’ouvre aucun droit. En France, un salarié qui opte pour les frais réels au lieu de l’abattement forfaitaire de 10 % peut déduire ses trajets domicile-travail, dans la limite de quarante kilomètres aller sauf circonstances particulières justifiées — emploi du conjoint, état de santé, absence de logement disponible plus près.

L’arbitrage se pose chaque année : les frais réels ne valent la peine que s’ils dépassent l’abattement de 10 % appliqué automatiquement. Pour quelqu’un qui parcourt une longue distance quotidienne, ils le dépassent largement ; pour un salarié qui vient à pied, jamais. Optez pour les frais réels et vous devez alors déclarer les remboursements de votre employeur, ce qui fait partie du calcul.

Ce que le barème recouvre, et ce qu’il ne recouvre pas

Le barème inclut la dépréciation, l’assurance, l’entretien, les pneus et le carburant. Il n’inclut pas les péages, les frais de stationnement ni les intérêts d’un emprunt contracté pour acheter le véhicule : ces trois postes se déduisent en plus, sur justificatifs. Beaucoup de contribuables oublient les péages, qui sur un long trajet quotidien représentent une somme substantielle.

Tenez le relevé au fil des jours

Une déduction ou un remboursement suppose de pouvoir justifier la date, la destination, l’objet et la distance de chaque déplacement. Reconstituer une année de trajets de mémoire au printemps est pénible, peu convaincant en cas de contrôle, et sous-estime systématiquement le total — on oublie les petits déplacements, qui sont les plus nombreux. Une note sur le téléphone après chaque trajet prend quelques secondes.

Si l’employeur rembourse moins que le barème

Un employeur n’est pas tenu d’appliquer le barème sauf disposition conventionnelle, et beaucoup remboursent en dessous. Un remboursement au barème ou en dessous est exonéré de cotisations et d’impôt ; ce qui dépasse constitue un complément de rémunération imposable. Si votre employeur rembourse moins, la différence reste à votre charge, mais elle peut entrer dans vos frais réels si vous optez pour ce régime — c’est précisément un cas où l’option devient intéressante.

Questions fréquentes

Que couvre le barème kilométrique ?

La dépréciation, l’assurance, l’entretien, les pneus et le carburant. Les péages, le stationnement et les intérêts d’un emprunt pour le véhicule se déduisent en plus, sur justificatifs.

Le trajet domicile-travail est-il déductible ?

Oui en France, si vous optez pour les frais réels, dans la limite de quarante kilomètres aller sauf circonstances particulières justifiées. C’est une différence importante avec la plupart des autres pays.

Frais réels ou abattement de 10 % ?

Les frais réels ne sont intéressants que s’ils dépassent l’abattement forfaitaire de 10 % appliqué automatiquement. Pour un long trajet quotidien, ils le dépassent largement. L’arbitrage se refait chaque année.

Comment est calculé le barème ?

Selon la puissance fiscale du véhicule et la distance annuelle parcourue, répartie en trois tranches. Le tarif au kilomètre décroît quand la distance augmente, et une majoration s’applique aux véhicules électriques.

Quels justificatifs faut-il conserver ?

La date, la destination, l’objet et la distance de chaque déplacement, notés au fil des jours. Un relevé reconstitué après coup est une preuve faible et sous-estime presque toujours le total.