Calculateur de taux journalier freelance

La plupart des indépendants fixent leur tarif en prenant un salaire qui leur plaisait, en le divisant par 1 820 heures et en ajoutant un peu. Ce chiffre est toujours trop bas, car il suppose que chaque heure travaillée est facturable, que rien ne coûte rien, et que les cotisations sont déjà réglées. Le calculateur part de l’autre bout : le revenu que vous voulez conserver, puis tout ce qu’il faut gagner en plus.

Vos données

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Ce qui arrive sur votre compte, après impôt.

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Logiciels, matériel, assurances, comptable, mutuelle, espace de travail.

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Congés, maladie et jours fériés. Plus personne ne vous les paie.

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Prospection, administratif, facturation et formation constituent le reste. 60 à 70 est courant.

Votre résultat

Tarif que vous devez pratiquer—
Taux journalier (8 heures)—
Tarif hebdomadaire—
Chiffre d'affaires à facturer—
Heures facturables par an—
Heures travaillées mais non facturables—
Impôts et cotisations—
Ce qu'un salaire divisé par 2 080 aurait donné—
Formule
Chiffre d’affaires nécessaire = (revenu net souhaité ÷ (1 − charges et cotisations)) + frais. Tarif = chiffre d’affaires ÷ les heures réellement facturables.

Les trois raisons pour lesquelles un tarif paraît élevé

Un client qui compare votre tarif à un salaire compare les mauvais chiffres, et vous aussi si vous le fixez ainsi. Un employeur paie bien plus que les heures travaillées : congés payés, arrêts maladie, cotisations patronales, retraite, matériel, logiciels, formation, assurances et les semaines vides entre deux missions. Retirez tout cela et confiez-le à celui qui exécute le travail, et le taux horaire doit monter fortement rien que pour rester au même niveau.

Les trois postes les plus lourds sont le temps non facturable, les périodes sans mission et le fait que vous portez seul l’intégralité des cotisations.

La part facturable est ce que l’on estime le plus mal

Presque personne ne facture 100 % de ses heures travaillées, et très peu tiennent 80 %. Prospection, devis, facturation, relances, comptabilité, mise à jour du portfolio et veille technique sont du travail réel qu’aucun client ne paie. Soixante à soixante-dix pour cent est réaliste pour un indépendant installé avec des clients réguliers ; la première année, tant que les missions se cherchent encore, on est plutôt à quarante.

Abaisser ce champ est le moyen le plus rapide de comprendre pourquoi des tarifs qui semblent élevés ne le sont pas. À 100 % facturable le calcul donne un résultat ; à 60 %, le même revenu net exige un tarif supérieur de deux tiers.

Le régime fiscal change tout le calcul

En micro-entreprise, les cotisations sont un pourcentage du chiffre d’affaires encaissé, dues même sans bénéfice, et l’administration applique un abattement forfaitaire pour frais professionnels au lieu des frais réels. C’est simple et avantageux tant que vos charges sont faibles ; dès qu’elles deviennent importantes — matériel, sous-traitance, déplacements — l’abattement forfaitaire vous dessert, puisque vous ne déduisez pas vos vraies dépenses.

Attention également au seuil de franchise en base de TVA : en dessous, vous ne facturez pas de TVA mais ne la récupérez pas sur vos achats. Le franchir en cours d’année vous oblige à la facturer, ce qui augmente le prix pour un client particulier tout en étant neutre pour un client professionnel. Les seuils ont été modifiés à plusieurs reprises : vérifiez ceux en vigueur.

En société, les charges réelles sont déductibles et la rémunération se pilote entre salaire et dividendes, mais la comptabilité devient une charge fixe. Le portage salarial offre un statut de salarié avec droits au chômage, contre une commission de la société de portage.

Ce qu’un salarié obtient gratuitement

Deux postes doivent figurer explicitement dans vos frais. La retraite : les cotisations d’un indépendant à faible assiette produisent peu de droits, un complément par un plan d’épargne retraite est donc nécessaire plutôt qu’optionnel. La prévoyance : les indemnités journalières d’un indépendant sont faibles et soumises à délai de carence, ce qui rend un contrat privé indispensable si vous n’avez pas plusieurs mois de trésorerie.

Il faut aussi savoir qu’un indépendant n’a pratiquement pas de droits au chômage. L’allocation des travailleurs indépendants existe mais ses conditions sont strictes et son montant modeste : elle ne remplace pas une épargne de précaution, qui doit être plus importante que pour un salarié.

Le tarif horaire est un plancher, pas une stratégie

Ce que produit ce calcul est le minimum acceptable sans reculer. Ce n’est pas ce que vaut le travail. Facturer au projet ou à la valeur rapporte régulièrement davantage pour les mêmes heures, et supprime l’incitation perverse du tarif horaire, où travailler plus vite rapporte moins. Utilisez ce chiffre pour savoir quand refuser une mission, et fixez vos prix au-dessus quand le travail le justifie.

Questions fréquentes

Comment convertir un salaire en tarif d’indépendant ?

Pas en divisant par 1 820. Partez du revenu net souhaité, remontez pour les cotisations et l’impôt, ajoutez vos frais professionnels, puis divisez par les heures réellement facturables. Cela donne généralement deux à deux fois et demie le calcul naïf.

Quelle proportion de mes heures sera facturable ?

Soixante à soixante-dix pour cent une fois installé. Prévoyez moins la première année, et moins encore avec beaucoup de petits clients plutôt que quelques gros.

Le tarif journalier est-il le taux horaire multiplié par sept ?

C’est un point de départ raisonnable, et beaucoup d’indépendants consentent une légère remise sur une journée réservée, puisqu’elle ne comporte pas de creux.

Combien mettre de côté pour les cotisations ?

Virez une part fixe de chaque facture sur un compte séparé le jour de son encaissement. Le taux dépend du régime, calculez-le une fois pour votre situation — et rappelez-vous qu’en micro-entreprise les cotisations sont dues sur le chiffre d’affaires, même sans bénéfice.

Un indépendant a-t-il droit au chômage ?

Très peu. L’allocation des travailleurs indépendants existe mais ses conditions sont strictes et son montant modeste. Votre épargne de précaution doit donc être plus importante que celle d’un salarié.