Calculateur d'épargne
Pour un livret d’épargne plutôt qu’un placement : indiquez ce que vous avez, ce que vous ajoutez chaque mois et le taux servi. Ce taux est contractuel plutôt qu’hypothétique, la projection est donc plus solide qu’une prévision de placement.
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Les livrets réglementés d’abord
La France dispose d’un dispositif que peu de pays connaissent : des livrets dont le taux est fixé par l’État et dont les intérêts sont totalement exonérés d’impôt et de prélèvements sociaux. Le Livret A et le LDDS entrent dans cette catégorie, chacun avec son plafond de versement. Le LEP, réservé aux revenus modestes, sert un taux nettement supérieur et reste largement sous-utilisé faute d’être connu — il est vérifiable directement auprès de votre banque à partir de votre avis d’imposition.
La conséquence pratique est simple : tant que les plafonds ne sont pas atteints, un livret réglementé bat presque toujours un livret bancaire fiscalisé, même quand ce dernier affiche un taux nominal supérieur. Un taux de 3 % net d’impôt équivaut à environ 4,3 % brut sur un support soumis au prélèvement forfaitaire de 30 %.
Les livrets bancaires et leurs taux de lancement
Au-delà des plafonds réglementés, les banques proposent des livrets fiscalisés. Attention aux taux promotionnels : ils ne s’appliquent souvent que quelques mois, dans une limite de montant, avant de retomber à un taux de base très bas. Le rendement annoncé n’est presque jamais le rendement obtenu sur douze mois.
La quinzaine, un détail qui coûte
Sur les livrets réglementés, les intérêts sont calculés par quinzaine : un versement produit des intérêts à partir du 1er ou du 16 du mois suivant, et un retrait cesse d’en produire à partir de la quinzaine en cours. Verser le 2 du mois revient donc à perdre presque quinze jours d’intérêts. Verser juste avant la fin d’une quinzaine et retirer juste après le début de la suivante est la bonne habitude.
Épargner ou investir
Les liquidités servent l’argent dont vous pourriez avoir besoin dans les prochaines années : une épargne de précaution, un apport, un achat prévu. Le capital est garanti et disponible. La contrepartie est qu’à long terme, les liquidités perdent généralement du terrain face à l’inflation, ce qui explique que l’argent dont vous n’aurez pas besoin avant des décennies a rarement sa place ici.
La garantie des dépôts
Les dépôts bancaires sont couverts jusqu’à 100 000 euros par personne et par établissement au titre du Fonds de garantie des dépôts. Les sommes déposées sur le Livret A, le LDDS et le LEP bénéficient d’une garantie distincte et intégrale de l’État, qui ne se cumule pas avec le plafond des 100 000 euros mais s’y ajoute.
Questions fréquentes
Mon argent est-il en sécurité sur un livret ?
Les dépôts bancaires sont garantis jusqu’à 100 000 euros par personne et par établissement. Les livrets réglementés comme le Livret A et le LDDS bénéficient en plus d’une garantie propre de l’État.
Faut-il épargner ou rembourser ses crédits d’abord ?
Comparez les taux. Une dette dont le taux dépasse celui de votre épargne coûte plus qu’elle ne rapporte, donc la rembourser l’emporte généralement — en conservant toutefois une petite épargne de précaution.
Combien garder en liquidités ?
Une règle courante retient trois à six mois de dépenses essentielles, plus tout ce que vous prévoyez de dépenser dans les prochaines années.
Les intérêts des livrets sont-ils imposés ?
Ceux du Livret A, du LDDS et du LEP sont totalement exonérés d’impôt et de prélèvements sociaux. Ceux d’un livret bancaire ordinaire subissent le prélèvement forfaitaire unique de 30 %.