Quel budget voiture puis-je me permettre ?
La plupart des simulateurs indiquent la mensualité que vous pouvez assumer. Celui-ci part du coût complet de la possession, car l’assurance et le carburant sortent du même budget que la mensualité — puis confronte le résultat à vos crédits en cours.
Vos données
Votre résultat
Formule
Deux plafonds, et le plus bas l’emporte
Ce que vous pouvez vous permettre est borné par deux choses à la fois, et celle qui contraint dépend de votre situation.
La première est votre budget transport : la part du revenu que vous acceptez de consacrer à vos déplacements. La mensualité n’en est qu’une partie. L’assurance, le carburant et l’entretien sortent des mêmes euros et coûtent souvent autant à eux seuls. Un calcul qui les ignore vous donnera un chiffre invivable.
La seconde est votre taux d’endettement : l’ensemble de vos mensualités rapporté au revenu. En France, ce plafond est de 35 % et il n’est pas négociable. Si vous avez déjà un crédit immobilier, il peut contraindre bien avant le budget transport. Le calculateur indique lequel des deux limite.
Un crédit auto réduit votre capacité immobilière
C’est la conséquence la plus coûteuse et la moins anticipée. Comme le plafond de 35 % porte sur toutes les mensualités, une mensualité de véhicule de 300 euros retire plusieurs dizaines de milliers d’euros de capacité d’emprunt immobilier. Financer un véhicule quelques mois avant de déposer un dossier de prêt est une façon classique de découvrir que le logement visé n’est plus accessible. Si un achat immobilier est en vue, ne modifiez pas votre situation d’endettement pendant au moins six mois.
Ce que recouvrent les frais d’usage en France
L’assurance au tiers est obligatoire, et rouler sans assurance expose à des sanctions lourdes ainsi qu’à une intervention du Fonds de garantie qui se retournera contre vous. Une assurance tous risques est facultative mais généralement exigée par l’organisme de financement sur un véhicule récent. S’ajoutent le contrôle technique, l’entretien, les pneumatiques, le carburant et, à l’achat, la carte grise et un éventuel malus écologique. Il n’existe en revanche pas de taxe annuelle de circulation pour les particuliers.
La règle 20/4/10
Une référence solide : 20 % d’apport, quatre ans de financement au maximum, et un budget transport total sous 10 % du revenu brut. Elle est délibérément prudente et difficile à respecter sur les trois points aux prix actuels. Son intérêt est de servir de repère — savoir que vous êtes à 18 % plutôt qu’à 10 % est plus utile que de ne pas le savoir.
Pourquoi la durée est fixée à quatre ans par défaut
Les durées longues font paraître accessibles des véhicules qui ne le sont pas. Sur un financement de sept ans, vous devez plus que la voiture ne vaut pendant l’essentiel de la période, et les intérêts ajoutent des milliers d’euros au prix. Si le véhicule ne tient que dans un crédit de sept ans, il vaut la peine d’envisager qu’il ne tienne pas.
Que faire du résultat
Traitez-le comme un plafond, pas comme un objectif. Acheter en dessous laisse de la marge pour la réparation qui arrive sans prévenir et pour la prime d’assurance qui revient plus élevée. Passez ensuite le véhicule envisagé dans le calculateur de coût de possession pour voir ce que représentent réellement cinq années.
Questions fréquentes
Quelle part du revenu consacrer à un véhicule ?
Une orientation prudente situe le budget transport total autour de 10 % du revenu brut. Beaucoup de ménages sont à 15 ou 20 %. Au-delà, la voiture évince l’épargne.
Faut-il raisonner en brut ou en net ?
Le calculateur utilise le brut, comme les banques et les règles usuelles. Si vous préférez partir du net, relevez le pourcentage en conséquence.
Quel apport prévoir pour une voiture ?
Vingt pour cent est l’objectif traditionnel sur un véhicule neuf, car cela compense à peu près la perte de valeur de la première année.
Un crédit auto gêne-t-il un projet immobilier ?
Oui, fortement. Le plafond d’endettement de 35 % porte sur toutes les mensualités, donc une mensualité de véhicule retire plusieurs dizaines de milliers d’euros de capacité d’emprunt immobilier.