Calculateur de compte à terme

Un compte à terme échange la disponibilité contre la certitude : vous bloquez l’argent pour une durée fixe et le taux ne peut pas se retourner contre vous. Le rendement affiché est simple. Ce qui mérite d’être calculé, c’est celui qui survit à l’impôt et à l’inflation.

Vos données

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Utilisez le taux annuel effectif, pas le taux nominal : il intègre déjà la capitalisation.

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Les intérêts du compte à terme sont imposés comme un revenu ordinaire, l'année de leur perception.

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Votre résultat

Valeur à l'échéance—
Intérêts perçus—
Impôt sur les intérêts—
Intérêts que vous gardez—
Rendement après impôt—
Rendement après impôt et inflation—
Valeur à l'échéance en euros d'aujourd'hui—
Ce que vous gagnez réellement en pouvoir d'achat—
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Formule
Le capital est capitalisé au taux convenu pendant la durée. Retranchez ensuite l’impôt et l’inflation, où part l’essentiel du rendement.

Commencez par vérifier si les livrets réglementés sont pleins

C’est la première question à se poser en France, avant même de comparer des taux. Le Livret A et le LDDS produisent des intérêts totalement exonérés d’impôt et de prélèvements sociaux. Un compte à terme, lui, subit le prélèvement forfaitaire unique de 30 %. Un compte à terme affiché à 3,5 % laisse donc 2,45 % net, ce qu’un livret réglementé à 2,45 % égale sans blocage et sans condition.

Autrement dit : tant que vos plafonds de livrets réglementés ne sont pas atteints, un compte à terme doit afficher un taux nettement supérieur pour être compétitif. C’est au-delà de ces plafonds que la question devient réelle. Si vos revenus sont modestes, vérifiez aussi votre éligibilité au LEP, dont le taux est sensiblement plus élevé et qui reste largement sous-souscrit.

Le taux qui compte est le troisième

Un compte à terme affiché à 3,5 % rapporte 3,5 %. Après 30 % de prélèvement forfaitaire, il rapporte 2,45 %. Après 2 % d’inflation, il rapporte environ 0,45 % — et une année où l’inflation dépasse votre rendement après impôt, il fait perdre du pouvoir d’achat tout en générant une imposition.

Ce n’est pas un argument contre les comptes à terme. C’est un argument pour savoir ce qu’ils sont : un outil de préservation d’un capital que vous ne pouvez pas risquer, sur une durée que vous maîtrisez exactement. Jugés ainsi, ils sont excellents. Jugés comme un moyen d’enrichissement, généralement non.

Sortir avant l’échéance coûte les intérêts

L’argent n’est pas perdu, mais une sortie anticipée entraîne normalement une pénalité sur les intérêts acquis, définie au contrat — souvent une réduction du taux servi, parfois la perte de la totalité des intérêts. Le capital reste intact, ce qui distingue le compte à terme de produits où la pénalité entame le principal. Certains contrats interdisent purement et simplement la sortie anticipée : lisez la clause plutôt que de supposer qu’elle est clémente.

L’échelonnement supprime le dilemme

Plutôt qu’un seul compte à trois ans, ouvrez-en plusieurs à des échéances différentes : six mois, un an, deux ans, trois ans. À intervalles réguliers l’un arrive à terme et vous le dépensez ou le replacez sur la durée la plus longue au taux du moment. Après le premier cycle, vous bénéficiez des taux longs tout en gardant une disponibilité régulière. C’est la réponse classique à l’arbitrage entre rendement et liquidité, et elle ne coûte rien.

Garantie des dépôts

Les comptes à terme sont couverts par le Fonds de garantie des dépôts à hauteur de 100 000 euros par personne et par établissement, tous comptes confondus dans le même établissement. Vérifiez que la banque proposant le meilleur taux relève bien de ce dispositif, ce qui est le cas de toutes les banques françaises et de la plupart des acteurs européens agréés, mais mérite une vérification pour les offres les plus agressives.

Questions fréquentes

Compte à terme ou livret réglementé ?

Tant que les plafonds du Livret A et du LDDS ne sont pas atteints, ceux-ci l’emportent presque toujours : leurs intérêts sont exonérés alors qu’un compte à terme subit 30 % de prélèvement forfaitaire.

Un compte à terme est-il un bon placement ?

C’est un bon endroit pour un capital que vous ne devez pas perdre sur une durée connue. Après impôt et inflation, le rendement réel est souvent proche de zéro : il préserve plutôt qu’il n’enrichit.

Que coûte une sortie anticipée ?

Normalement une pénalité sur les intérêts acquis, définie au contrat. Le capital reste intact, mais certains contrats interdisent purement et simplement la sortie avant l’échéance.

Qu’est-ce qu’une échelle de comptes à terme ?

Répartir son capital sur des échéances successives afin qu’une somme se libère régulièrement. Cela donne accès aux taux longs tout en conservant de la disponibilité.

Comment sont imposés les intérêts ?

Au prélèvement forfaitaire unique de 30 %, soit 12,8 % d’impôt et 17,2 % de prélèvements sociaux, prélevé à la source par la banque. L’option pour le barème progressif reste possible et peut être plus favorable en tranche basse.