Calculateur FIRE

L’indépendance financière repose sur une seule idée arithmétique : constituer un capital assez important pour que ce qu’il produit couvre ce que vous dépensez. La date dépend bien moins de ce que vous gagnez que de l’écart entre gagner et dépenser, ce qui explique que deux personnes au même salaire puissent être séparées de plusieurs décennies.

Vos données

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Tout ce qui financera la retraite. Pas le logement que vous occupez.

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Cela détermine à la fois l'épargne et l'objectif : le paramètre compte double.

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Quatre pour cent est l'hypothèse de départ habituelle. Moins est plus sûr et plus lent.

Votre résultat

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Années à partir d'aujourd'hui—
Âge auquel vous y arrivez—
Votre montant—
Taux d'épargne—
Épargné chaque année—
Soit par mois—
Coast FIRE à 65 ans—
Progression vers le Coast FIRE—
Formule
Objectif = dépenses annuelles ÷ taux de retrait. Années = temps nécessaire pour que votre épargne, croissant au-dessus de l’inflation, atteigne ce montant.

C’est le taux d’épargne qui fixe la date, pas le salaire

Le résultat contre-intuitif au cœur de cette idée est que le nombre d’années dépend presque entièrement du pourcentage du revenu net que vous épargnez, et presque pas du montant. À 10 % d’épargne, comptez quatre décennies. À 25 %, environ trente-deux ans ; à 50 %, environ dix-sept ; à 65 %, plutôt dix. La raison est qu’épargner davantage agit doublement : cela remplit le capital plus vite et réduit le capital nécessaire, puisque l’objectif est un multiple de vos dépenses.

C’est aussi pourquoi une augmentation entièrement consommée ne déplace pas la date, tandis qu’une augmentation entièrement épargnée la déplace beaucoup.

Ce que dit vraiment la règle des quatre pour cent

Elle provient d’études sur des portefeuilles américains couvrant des retraites de trente ans, et indique qu’un retrait de 4 % du capital initial, revalorisé de l’inflation chaque année, a survécu à presque toutes les périodes historiques de trente ans. Ce n’était jamais une loi, et elle porte des hypothèses qu’il faut connaître : un horizon de trente ans, un portefeuille très exposé aux actions, et l’histoire boursière américaine, l’une des meilleures au monde.

Pour une période de quarante ou cinquante ans, la plupart de ceux qui planifient sérieusement retiennent entre 3 % et 3,5 %, ce qui relève sensiblement l’objectif — à 3 %, le capital visé représente 33 fois les dépenses au lieu de 25.

Le piège français : la cotisation subsidiaire maladie

Dans les présentations américaines, l’assurance santé est l’obstacle principal de celui qui cesse de travailler tôt. En France, la protection universelle maladie couvre toute personne résidant régulièrement sur le territoire, indépendamment de l’activité : le risque santé disparaît donc largement. Mais un autre mécanisme, presque jamais mentionné, cible exactement ce profil.

Une personne dont les revenus d’activité sont inférieurs à un seuil et qui dispose de revenus du capital au-delà d’un certain montant est redevable d’une cotisation subsidiaire maladie, calculée sur ces revenus du patrimoine. Autrement dit, cesser de travailler tout en vivant de son capital peut déclencher une cotisation que ne paie pas un salarié. Les seuils et le mode de calcul ont évolué à plusieurs reprises — c’est un point à faire vérifier avant de fixer une date de départ, pas après.

La retraite arrive plus tard qu’on ne le croit

Les droits à la retraite ne s’ouvrent pas avant l’âge légal, relevé par la dernière réforme, et le taux plein suppose une durée d’assurance complète. Cesser de travailler à cinquante ans signifie donc financer intégralement plus d’une décennie avant toute pension. Surtout, les années sans activité sont des années sans trimestres validés ni points de retraite complémentaire : la pension future s’en trouve durablement réduite, et une décote s’applique si la durée d’assurance reste incomplète. Consultez votre relevé de carrière avant de raisonner uniquement en capital.

La fiscalité appartient au calcul

Le calculateur raisonne avant impôt. Un capital détenu sur un PEA de plus de cinq ans ne supporte que 17,2 % de prélèvements sociaux au retrait ; sur un compte-titres, 30 %. Une assurance-vie de plus de huit ans permet des retraits réguliers partiellement exonérés grâce à l’abattement annuel. Sur trente ans, la différence entre ces enveloppes se chiffre en dizaines de milliers d’euros pour un même placement, et elle mérite d’être arbitrée dès le départ plutôt qu’à la sortie.

Les dépenses sont le levier que vous maîtrisez

Parmi les données ci-dessus, le rendement est une hypothèse et le salaire dépend largement d’autrui. Les dépenses annuelles sont ce que vous pouvez réellement changer, et elles déplacent la réponse deux fois. Réduire de 500 euros par mois ajoute 6 000 euros par an à l’épargne et retire 150 000 euros d’un objectif à 25 fois les dépenses.

Questions fréquentes

Quel est mon montant d’indépendance financière ?

Vos dépenses annuelles divisées par votre taux de retrait. À 4 %, cela représente 25 fois vos dépenses annuelles ; à 3,5 %, environ 29 fois.

La règle des 4 % est-elle encore fiable ?

Sur trente ans, elle a tenu dans presque toutes les périodes historiques. Sur quarante ou cinquante ans, la plupart des planificateurs prudents descendent entre 3 % et 3,5 % en conservant la possibilité de réduire leurs dépenses.

Faut-il compter ma résidence principale ?

Non, celle que vous occupez ne produit aucun revenu et il faut bien se loger. Un bien locatif compte, à hauteur du revenu net réellement dégagé après charges et vacance.

Est-ce que je garde la sécurité sociale si j’arrête de travailler ?

Oui, la protection universelle maladie couvre toute personne résidant régulièrement en France. Mais une cotisation subsidiaire maladie peut être due si vos revenus d’activité sont très faibles et vos revenus du capital importants.

Quelles conséquences sur ma retraite ?

Les années sans activité sont des années sans trimestres ni points complémentaires. La pension future s’en trouve réduite, et une décote définitive s’applique si la durée d’assurance reste incomplète.