Calculateur de retraite
La question utile n’est pas de savoir quel sera votre capital. C’est de savoir s’il finance la vie que vous voulez. Le calculateur compare les deux : ce que vous êtes en voie d’accumuler, face à ce qu’il faudrait pour retirer durablement le revenu souhaité.
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Pourquoi l’objectif se déplace
Deux mille euros par mois paraît concret, mais si vous partez dans trente ans, deux mille euros d’aujourd’hui représentent une somme nominale bien plus élevée à cette date. Le calculateur revalorise votre revenu souhaité jusqu’à l’année de départ avant de déterminer le capital nécessaire. Omettre cette étape est la façon la plus courante dont les projections de retraite se flattent elles-mêmes.
Le taux de retrait
Quatre pour cent est le point de départ conventionnel, issu de travaux montrant qu’un retrait de quatre pour cent du capital initial, revalorisé chaque année de l’inflation, a historiquement tenu trente ans dans la plupart des cas. C’est une règle empirique tirée de données passées, pas une loi. Une retraite plus longue, des valorisations élevées au départ ou un portefeuille plus prudent plaident tous pour un taux plus bas ; une capacité à réduire vos dépenses plaide pour un taux plus élevé.
La retraite française est un système par répartition à deux étages
Il faut comprendre la structure avant de raisonner en capital. Le régime général verse une pension de base calculée sur les vingt-cinq meilleures années, dans la limite du plafond de la Sécurité sociale, et selon un nombre de trimestres validés. S’y ajoute obligatoirement, pour les salariés du privé, la retraite complémentaire Agirc-Arrco, qui fonctionne en points : chaque euro cotisé achète des points, et le total est converti en pension au moment du départ.
Ces deux étages ne sont pas un capital : ce sont des rentes viagères. Le calculateur ci-dessus mesure ce que votre épargne personnelle doit couvrir en plus. Ne devinez pas ce que vous toucherez : le service public info-retraite regroupe tous vos régimes et fournit une estimation. Consultez-la d’abord, retranchez-la de votre objectif de revenu, et faites porter le calcul sur ce qui reste.
Partir plus tôt coûte deux fois
L’âge légal de départ a été relevé et la durée d’assurance requise pour le taux plein également. Partir sans le nombre de trimestres requis entraîne une décote appliquée définitivement à la pension — ce n’est pas une réduction temporaire. À l’inverse, poursuivre au-delà du taux plein ouvre droit à une surcote. Vérifiez votre relevé de carrière plusieurs années avant l’échéance : les trimestres manquants dus à des périodes d’études, d’apprentissage ou d’emploi à l’étranger se régularisent d’autant plus facilement qu’on s’y prend tôt.
Ce que le calculateur laisse volontairement de côté
La pension de base, la complémentaire, un éventuel PER, l’assurance-vie, un revenu locatif, un héritage ou la vente d’un bien. Chacun réduit le capital nécessaire, parfois beaucoup. Traitez le chiffre requis comme ce que votre propre épargne doit financer, puis retranchez de l’objectif les autres sources fiables.
Questions fréquentes
De combien ai-je besoin pour partir à la retraite ?
Un raccourci courant retient vingt-cinq fois les dépenses annuelles, soit l’inverse de la règle des quatre pour cent. Retranchez d’abord l’estimation de votre pension de base et de votre complémentaire, qui couvrent déjà une partie du besoin.
Où voir ce que je toucherai ?
Sur le service public info-retraite, qui regroupe l’ensemble de vos régimes et fournit une estimation. C’est un bien meilleur point de départ qu’une supposition.
Que se passe-t-il si je pars sans tous mes trimestres ?
Une décote s’applique, et elle est définitive : la pension reste réduite pour le reste de la vie. Poursuivre au-delà du taux plein ouvre à l’inverse droit à une surcote.
Faut-il compter ma résidence principale ?
Seulement si vous comptez réellement la vendre et vivre du produit. La valeur d’un logement que vous continuez d’occuper ne produit aucun revenu de retraite.