Calculateur PEA
Ce type d’enveloppe est alimenté avec de l’argent déjà imposé, et tout ce qui suit — la croissance et le retrait — bénéficie d’un traitement favorable. La comparaison ci-dessous montre ce que vaudrait le même capital sur un plan dont la sortie est imposée comme un revenu.
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Formule
Payer l’impôt maintenant, délibérément
Ce choix coûte plus cher aujourd’hui : le versement provient d’argent déjà imposé, sans déduction. En contrepartie, des décennies de croissance échappent à l’imposition au barème. Sur un capital qui a plusieurs fois doublé, l’impôt jamais dû sur la croissance dépasse largement celui payé sur les versements.
En France : le PEA et l’assurance-vie
Deux enveloppes suivent cette logique, chacune à sa manière. Le PEA est alimenté avec de l’argent net d’impôt et n’offre aucune déduction. Après cinq ans, les retraits échappent à l’impôt sur le revenu et ne supportent plus que les prélèvements sociaux de 17,2 %. Il est plafonné en versements et limité aux titres européens, ce qui est sa principale contrainte.
L’assurance-vie fonctionne autrement : les gains ne sont imposés qu’au moment d’un retrait, et seulement au prorata des gains contenus dans ce retrait. Après huit ans s’ajoute un abattement annuel sur les gains retirés, ce qui permet de sortir des sommes régulières en pratique peu ou pas imposées. Contrairement à une idée très répandue, les fonds restent disponibles à tout moment : les huit ans conditionnent la fiscalité, pas la disponibilité.
Quand ce choix est clairement le bon
En début de carrière, quand votre tranche d’imposition est plus basse qu’elle ne le sera. Pour toute personne non imposable ou faiblement imposée, chez qui une déduction ne rapporterait rien. Et pour quiconque valorise la certitude : ces enveloppes suppriment le risque d’une hausse future des tranches, ce qui a une valeur propre au vu de la fréquence des réformes.
Deux avantages au-delà du taux
Aucune obligation de retirer à une date donnée : le capital peut continuer de croître. Et l’assurance-vie bénéficie d’un régime successoral distinct, avec un abattement par bénéficiaire pour les versements effectués avant un certain âge, ce qui en fait autant un outil de transmission qu’un placement. Le PEA, lui, est clôturé au décès du titulaire.
La troisième voie : le PER non déduit
Il est possible de verser sur un PER en renonçant à la déduction. La part correspondant aux versements sort alors sans imposition au barème, seuls les gains étant taxés. Cela reproduit la logique décrite ici à l’intérieur d’un plan retraite, mais avec le blocage jusqu’à la retraite en plus — ce qui n’a d’intérêt que pour quelqu’un de peu imposé aujourd’hui et certain de ne pas avoir besoin des fonds.
Questions fréquentes
PEA ou assurance-vie ?
Le PEA offre la fiscalité la plus légère après cinq ans mais se limite aux titres européens et à un plafond de versement. L’assurance-vie est plus souple, accepte davantage de supports et présente un avantage successoral. Beaucoup d’épargnants détiennent les deux.
Faut-il attendre huit ans pour retirer d’une assurance-vie ?
Non, c’est la confusion la plus fréquente. Les fonds sont disponibles à tout moment ; les huit ans ouvrent seulement droit à un abattement annuel sur les gains retirés.
Un retrait sur un PEA avant cinq ans est-il pénalisé ?
Un retrait avant cinq ans entraîne l’imposition des gains et, sauf exceptions, la clôture du plan. C’est pourquoi il est conseillé d’ouvrir un PEA tôt, même avec une somme modeste, pour lancer le compteur.
Y a-t-il un âge limite pour retirer ?
Non, aucune obligation de sortie n’existe sur ces enveloppes. Le capital peut continuer de croître aussi longtemps que vous le souhaitez.